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Romain Kusosky

Romain Kusosky

Président

office de tourisme du Grand Pic Saint-Loup

Publié le 23 juin 2026

Entre massif, villages, vignobles et espaces naturels protégés, Romain Kusosky veut inscrire le tourisme dans une logique de maîtrise, d’équilibre et de retombées concrètes pour ce territoire de nature, d’agriculture et de paysages remarquables où la question n’est pas d’attirer davantage de visiteurs, mais de mieux les accueillir et de préserver ce qui fait la singularité du lieu.

Prise de fonction : 12 mai 2026

Son job : Romain Kusosky préside l’office de tourisme du Grand Pic Saint-Loup, qui couvre 36 communes autour du massif du même nom. Le territoire, fortement attractif et en croissance démographique, se situe à la fois dans l’orbite de Montpellier et dans une réalité plus rurale, avec des communes de tailles très contrastées, de Saint-Mathieu-de-Tréviers à des villages beaucoup plus petits comme Notre-Dame-de-Londres. L’office est installé à Saint-Clément-de-Rivière, dans un bâtiment intercommunal, à proximité immédiate de la métropole montpelliéraine. Le tourisme y repose sur deux piliers majeurs : d’un côté, un paysage naturel très recherché, avec des sites comme le ravin des Arcs et le grand site de France des Gorges de l’Hérault ; de l’autre, une identité agricole et viticole forte, incarnée notamment par l’appellation Pic Saint-Loup. L’office de tourisme, sous statut d’Épic, emploie une dizaine de personnes et s’appuie sur un comité de direction composé d’élus et de professionnels. Romain est également maire de Notre-Dame-de-Londres.

Sa formation : bac professionnel en informatique réseau et télématique - lycée Jean-Mermoz, Montpellier.

Son profil : leadership territorial, stratégie touristique, gestion des flux, tourisme durable, concertation locale, préservation des sites naturels, développement de l’attractivité, management, culture du terrain.

Son parcours : avant d’entrer dans la vie publique, Romain Kusosky enchaîne plusieurs expériences professionnelles dans l’électronique automobile, le bâtiment, les travaux publics et la conduite d’engins de chantier. Ces années lui donnent une connaissance concrète du terrain, du travail manuel et des réalités de gestion, qu’il considère aujourd’hui comme très utiles pour comprendre les problématiques des collectivités. Il choisit ensuite de découvrir le monde. Son projet initial de tour du monde se transforme en un grand périple à travers l’Asie et l’Océanie, de la Chine à l’Australie, puis vers la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie. Ce voyage, ponctué par un visa working holiday en Australie et marqué par une maladie contractée en Inde, constitue un tournant personnel. À son retour, il regarde son propre territoire avec un œil neuf, conscient de sa richesse paysagère et de la nécessité de le protéger. Il y crée son entreprise, spécialisée dans les caisses de transport et de stockage sur mesure, tout en travaillant aussi comme régisseur son puis régisseur général dans le spectacle vivant. En 2020, il s’engage en politique locale et devient maire de Notre-Dame-de-Londres. Très investi dans les commissions liées aux espaces Natura 2000, à la gestion des déchets, à l’eau et au grand site de France, il finit par se voir confier une délégation tourisme et grand site de France, qui le conduit naturellement à la présidence de l’office de tourisme.

Le contexte de sa promotion : celle-ci intervient dans une période où le Grand Pic Saint-Loup doit conjuguer attractivité croissante et préservation d’un environnement particulièrement sensible. Le territoire est soumis à une pression forte, portée à la fois par la proximité de Montpellier, le succès de ses paysages de pleine nature et l’augmentation de la fréquentation post-Covid. Dans ce contexte, la présidence de l’office ne relève pas d’un simple enjeu de communication, mais d’un véritable pilotage territorial. Son élection à la tête de l’office prolonge une trajectoire d’engagement déjà bien installée au sein de l’intercommunalité. Il arrive avec une légitimité acquise sur des sujets directement liés au tourisme : gestion du ravin des Arcs, sécurité, paysage, patrimoine, grand site de France, agriculture et transition environnementale.

Pourquoi c'est lui : Romain Kusosky s’impose par un profil très atypique, mais particulièrement cohérent avec les besoins du territoire. Il n’arrive pas au tourisme par les codes classiques du secteur, mais par une pratique du territoire, de ses contraintes et de ses équilibres. Son parcours technique lui donne une lecture pragmatique des réalités locales, son expérience de voyage l’a sensibilisé à la valeur des paysages, et son engagement municipal lui a permis de travailler en profondeur les sujets les plus structurants pour la destination. Cette distance relative, combinée à une implication très forte dans la vie locale, lui permet de porter un regard à la fois lucide, protecteur et opérationnel. C’est précisément ce mélange qui fait de lui un président crédible pour une destination où la question de l’accueil ne peut jamais être dissociée de celle de la préservation.

Sa feuille de route : Romain Kusosky prend la présidence d’un office de tourisme qui doit désormais continuer à accompagner la montée en fréquentation sans laisser le territoire se dégrader. Pour lui, l’enjeu n’est pas seulement d’absorber les flux, mais de les maîtriser. « Il faut préserver cette identité vivante et essentielle du territoire et continuer à s’appuyer sur cette richesse locale », explique-t-il, en rappelant que l’activité touristique doit rester compatible avec l’agriculture, le paysage et les usages du quotidien.
Le territoire veut poursuivre son travail sur un tourisme durable, appuyé sur le label Green Destination, tout en préservant son socle agricole et viticole. « Nous devons travailler fortement là-dessus », insiste-t-il, en évoquant une logique de développement qui ne sacrifie ni l’environnement ni l’économie locale. Cette tension entre attractivité et protection structure tout son discours.
L’autre axe fort concerne le grand site de France et la gestion de la fréquentation. Le massif du Pic Saint-Loup et les sites emblématiques du territoire subissent une forte pression, aggravée par les épisodes de canicule et les fermetures ponctuelles liées à la sécurité. Romain Kusosky veut capitaliser sur l’expérience des grands sites de France pour construire une politique plus fine de circulation, de protection et d’appropriation locale. Il souhaite aussi relancer la réflexion sur un futur label de grand site ou, à défaut, sur la perspective d’un parc naturel régional.
Cette logique s’accompagne d’un travail sur les points d’accueil. L’office de tourisme doit évoluer pour mieux répondre aux nouveaux usages et s’ouvrir davantage au territoire dans son ensemble. Romain Kusosky souhaite faire évoluer le bureau principal vers un lieu plus transversal, mutualisé avec d’autres fonctions comme le sport, la nature, la jeunesse, l’événementiel et l’artisanat local. L’idée est claire : que l’espace devienne un point d’ancrage pour les Saint-Louisiens autant qu’un outil d’accueil touristique.
Il veut aussi imaginer des formats plus souples : points d’accueil mobiles, dispositifs numériques, implantations saisonnières et relais dans les mairies ou sur les sites les plus fréquentés. « Il faut créer des points d’accueil plus petits, plus adaptés aux territoires », suggère-t-il, avec la volonté de répartir les flux et d’emmener les visiteurs vers des lieux moins connus, mais tout aussi intéressants. L’objectif est d’élargir le récit touristique à l’ensemble du territoire, en associant paysages, patrimoine, agriculture, restauration, artisans et agritourisme.
Enfin, sa feuille de route intègre fortement la question des publics. La cible visée reste d’abord familiale et de proximité, avec une ambition claire : faire venir des visiteurs qui restent plus longtemps, idéalement une journée complète ou un week-end, plutôt que de simples excursions de quelques heures. « Pour y parvenir, le territoire doit proposer des parcours plus riches, des expériences plus immersives et une meilleure valorisation de ce qui fait son âme » conclut le président de l’office de tourisme du pic Saint-Loup.

Sa bio express : 37 ans.

Ce que l'on dit de lui : Romain Kusosky revendique des valeurs de collaboration, d’écoute, d’ouverture et de compréhension des usagers. Il estime qu’un responsable de tourisme doit être prêt à aller de l’avant, tout en restant attentif à la diversité des points de vue et aux besoins concrets du territoire. Son discours laisse apparaître un élu très impliqué, à la fois pragmatique et sensible, pour qui l’action publique ne peut se concevoir sans une forme de cohérence entre attractivité, équité et utilité collective.

Ce qu'on ne sait pas de lui : quand il a du temps libre, Romain Kusosky se tourne vers deux passions : la musique et la photographie. Il joue de la batterie dans un groupe, sans prétention mais avec le plaisir de partager des moments de scène, et pratique aussi la photographie amateur, notamment animalière. Dans les deux cas, il retrouve ce qu’il dit chercher dans sa vie publique : une forme de déconnexion, un lien au paysage et une attention au vivant.

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