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Nominations et Portraits
Vincent Delaitre
Directeur
Dijon Bourgogne tourisme et congrès et du service tourisme de Dijon Métropo
Publié le 14 avril 2026
Prise de fonction : 15 mars 2026
Son job : Vincent Delaitre possède une double casquette rare : directeur tourisme de Dijon Métropole (au sein de la direction Attractivité et Rayonnement ) et directeur de l’office de tourisme et des congrès métropolitain, ce qui permet d’avoir une vision globale avec une stratégie établie avec les élus d’un côté et de l’autre le déploiement marketing et commercial de l’offre. L’office de tourisme couvre les 22 communes de la métropole et emploie 48 permanents. L’office de tourisme comprend deux bureaux d’accueil : le principal au Palais des Ducs de Bourgogne (cœur de ville) et l’autre au cœur de la Cité Internationale de la Gastronomie et du vin (UNESCO), avec une boutique dédiée. Il pilote également un service congrès chargé de la mise en marché du Palais des congrès et des grands équipements de la Métropole , un pass tourisme proposant des réductions sur les sites et le transport urbain, et la marque d’attractivité « Je suis Dijon Bourgogne » En relation avec les directions du développement économique, de la valorisation du patrimoine, des relations internationales, du commerce et de l’artisanat et du pôle culturel de la cité internationale de la gastronomie et du vin.
Sa formation : Ingénieur en paysage – Institut Agro Rennes-Angers, Angers. Master Directeur d’unité stratégique, stratégie d’entreprise – CEPI Management Lille.
Son profil : Stratégie, conduite du changement, marketing et développement touristique.
Son parcours : après ses études d’ingénieur paysagiste, Vincent Delaitre s’envole pour les Antilles où, durant deux ans de recherches, il travaille sur la diversification des fruits tropicaux. De retour en métropole, il intègre une centrale de grande distribution à Nantes – un passage « très formateur » –, avant de pivoter vers le tourisme en 1996. Il rejoint alors le syndicat mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard, où il dirige les Jardins de l’Abbaye de Valloire et intègre le comité de direction de neuf sites touristiques. « Nous avons été précurseurs il y a 25 ans dans la gestion d’espaces naturels et la création d’une économie responsable autour de la mobilité douce, des produits locaux, de la connaissance du vivant souligne-t-il. Après douze ans en baie de Somme, il devient directeur adjoint et opérationnel au comité régional du tourisme de Picardie, puis des Hauts-de-France post-fusion. Il y pilote des études innovantes, ,la R&D et la qualité, menant la double certification ISO 9001 et 14001 (une première en France pour une région). « Ces expériences ont été très enrichissantes sur l’amélioration de la performance des actions, l’ingénierie, le marketing d’un grand territoire et la digitalisation du tourisme », résume-t-il. En 2017, il prend la direction d’Isère Tourisme, qu’il transforme en agence d’attractivité axée sur la clientèle de proximité et les courts/moyens séjours. Premier territoire de montagne en France à modéliser l’enneigement face au réchauffement climatique, il collabore aussi à des études sur le bénéfice santé de la vie en moyenne montagne. Il arrive à Évian le 1er février 2022 où il reste quatre ans (refonte de la stratégie marketing, développement de la destination à l’international, engagement sur les 17 ODD de l’ONU) avant de rejoindre Dijon.
Le contexte de sa promotion : Vincent Delaitre succède à Cordula Riedel,. Après 4 séquences de direction dans le Nord et dans les Alpes, il cherchait un territoire métropolitain d’envergure. Séduit par Dijon, « remarquable en termes de patrimoine culturel», il apprécie son offre singulière, la qualité de sa gastronomie et sa dynamique. Le poste, atypique avec sa double casquette Métropole/office de tourisme (48 personnes au total), lui plaît particulièrement.
Pourquoi c'est lui : le parcours de Vincent Delaitre allie opérationnel et stratégique, de l’exploitation de sites à l’innovation climatique. Fédérateur, il excelle dans la transformation d’organisations et sait aligner élus, équipes et partenaires au service de marques territoriales fortes (Baie de Somme, Hauts de France, Isère, Evian)Des atouts pour une destination en phase de croissance qui veut évoluer tant au niveau du tourisme d’affaires que de celui des loisirs sur quatre saisons.
Sa feuille de route :
pour Vincent Delaitre, Dijon Métropole entre dans une phase charnière où il faut à la fois consolider l’existant et ouvrir de nouveaux horizons. Avec les élus, il va construire une feuille de route en trois temps : traiter les projets de l’année (Assises européennes, Tour de France féminin, offres autour de la gastronomie), engager les chantiers structurants et préparer une trajectoire à moyen terme qui fasse du tourisme un vrai levier d’attractivité globale. La priorité immédiate est claire : renforcer le tourisme d’affaires. « Le palais des congrès va faire l’objet de travaux conséquents, pour un montant de 62 millions d’euros », rappelle-t-il, en soulignant l’importance de ce chantier pour la destination. L’enjeu est de transformer cet investissement en opportunités, en s’appuyant sur une équipe commerciale déjà en place pour aller chercher davantage de congrès, d’événements et de rendez-vous professionnels. Dans le même temps, il faut aussi donner de la stabilité à une organisation qui sort d’une période de transition.
La suite de la feuille de route du directeur tourisme à Dijon Métropole s’inscrit dans un temps plus stratégique par l’élaboration d’un nouveau schéma de développement. L’international, d’abord, doit s’appuyer sur des signatures fortes du territoire comme la citée de la gastronomie et du vin et la route des Grands Crus, qui fêtera ses 90 ans en 2027. « Dijon a une belle image, mais je pense qu’on pourrait encore aller plus loin sur la conquête de nouveaux marchés », observe-t-il. Cette ambition se construit en lien avec la Région Bourgogne Franche Comté le département de la Côte d’Or et les offices de Beaune et de Gevrey Chambertin Nuits Saint Georges, dans une logique de complémentarité et de rayonnement partagé.
Il y a également un enjeu de rythme. Aujourd’hui, la fréquentation reste concentrée entre mai et octobre, et l’un des objectifs consiste à mieux faire vivre les autres périodes de l’année. Pour cela, les grands événements gastronomiques comme la Foire de Dijon (plus grande foire française) ou le salon des Vins constituent des points d’appui précieux, tout comme la Cité internationale de la gastronomie et du vin. Née de la double reconnaissance par l’UNESCO du vignoble bourguignon et du repas gastronomique des Français, cette labellisation donne à la destination une identité immédiatement identifiable. L’idée est de prolonger la dynamique toute l’année
À plus long terme, Vincent Delaitre inscrit enfin le tourisme dans une logique d’attractivité globale. La métropole qui dispose de nombreux pôles d’excellence, attire déjà de nouveaux investisseurs dans les secteurs de la santé, de l’agro alimentaire, de l’agriculture et de la tech ce qui ouvre un autre chantier : celui de l’accueil des néo résidents «L’avenir du secteur touristique, c’est également de travailler sur une image plus moderne de la destination (La ville est chaque année classée dans le top 3 des villes moyennes les plus attractives en France), sur la proposition touristique et de loisirs dédiés aux nouveaux arrivants », explique-t-il. Dijon dispose pour cela d’atouts puissants : une position géographique exceptionnelle, entre TGV et autoroutes, une proximité directe avec Paris, Lyon, la Suisse et l’Allemagne, une offre culturelle parmi les plus riches de France (Musée des Beaux Arts, Opéra, cœur historique classé UNESCO) et un art de vivre bourguignon reconnu dans le monde entier
Cette vision suppose également de mieux faire dialoguer l’offre touristique avec la vie locale. Les musées gratuits, les événements en cœur de ville, les mobilités douces et les pass visiteurs participent à cette logique d’une destination vivante, accessible et partagée. « C’est une ville très intéressante pour l’ensemble des clientèles et sa signature “Je suis Dijon Bourgogne” autour de 3 traits identitaires (audace, épicurien, authentique) résume bien la volonté de faire converger image, attractivité et développement touristique autour d’une même ambition territoriale » conclut Vincent Delaitre.
Sa bio express : 58 ans, deux enfants de 29 et 31 ans.
Ce que l'on dit de lui : Vincent Delaitre est reconnu pour sa créativité, son esprit prospectif et sa capacité à fédérer autour de projets novateurs.
Ce qu'on ne sait pas de lui : passionné de plantes depuis l’enfance, il cultive un rapport profond à la nature, source de recul et de philosophie.