Publications
Nominations et Portraits
Benoît Amoros
Directeur
Office de tourisme Orcières Merlette 1850
Publié le 21 janvier 2026
Prise de fonction : 1 décembre 2025
Son job : directeur de l’office de tourisme d’Orcières, intégré à la SEMILOM qui gère la station de ski Orcières Merlette 1850 dans les Hautes-Alpes. Celle-ci comprend, comme son nom l’indique, deux sites : le village historique d’Orcières dans la vallée et la station de sports d’hiver de Merlette à 1850 m d’altitude. Soit 19 000 lits en hébergement, essentiellement en propriété privée, et une centaine de kilomètres de pistes. La SEM se divise en trois branches. Le domaine skiable et palais des sports (patinoire, piscine, bowling, spa, salles événementielles) ; l’hôtellerie-restauration (un hôtel-restaurant géré en propre, un restaurant d’altitude et des points chauds) et l’office de tourisme. Ce dernier, outre ses missions régaliennes, gère la salle des Écrins (environ 150 places assises) et une grande salle polyvalente au sein du palais des sports avec une capacité de 450 personnes (assemblées générales, trails, événements divers). Il compte 9 permanents avec 3 à 4 saisonniers en renfort en saison. En hiver, l’accueil se concentre sur le site principal de Merlette et ; en été, un bureau déporté ouvre dans le hameau de Prapic, dans la vallée.
Sa formation : DUT GACo (gestion TPE) – IUT, Digne-les-Bains. Master Management et commerce – ESC Pau.
Son profil : management commercial, marketing, développement de destination, événementiel, domaines skiables, diversification quatre saisons, management de proximité et travail en transversalité station.
Son parcours : haut alpin d’origine, Benoît Amoros grandit entre Embrun et Briançon avant de partir étudier dans le Sud-Ouest, avec un fil rouge constant : montagne, outdoor, ski et développement de destinations. Il débute sa carrière en 2012 dans l’événementiel, organisant l’évènement de notoriété de la structure N’Py, structure qui mutualise le volet commercial de plusieurs stations des Pyrénées. Il rejoint deux ans plus tard Décathlon, à Toulouse puis à Tarbes, et durant cinq ans, il gère, notamment, le rayon montagne / alpinisme / ski de randonnée, se forgeant une solide culture de management opérationnel et de service client. Avec sa compagne, il s’offre ensuite une longue parenthèse voyage de seize mois passant de l’Amérique latine à la Nouvelle-Zélande. À son retour, il choisit de se réinstaller en montagne et se tourne vers les stations de la Drôme, notamment Valdrôme, petite station fermée l’hiver et transformée en laboratoire d’usages estivaux. Il y teste l’accueil de groupes, la mise en place d’activités, l’ouverture des remontées en été et la restauration grand public et collective, explorant concrètement ce que peut être un modèle quatre saisons sur une petite station. Une expérience qui lui permet en 2020 de rejoindre le domaine skiable de Montclar, dans les Alpes-de-Haute-Provence, comme responsable marketing, communication et développement. Une station de moyenne montagne en pleine réflexion sur son avenir, sa mission consistant à renforcer la dynamique quatre saisons, à la fois par la promotion, la création de produits et le travail sur les clientèles, durant notamment toute la période Covid. Celle-ci l’amène à une envie de changer d’horizons et de métier. Il se forma alors au métier de chauffagiste, le travail du cuivre l’attirant. Il exerce ses talents quelques temps dans le Champsaur, la vallée d’Orcières. Cette parenthèse manuelle lui permet de prendre du recul sans rompre avec son ancrage territorial. Cependant, quand l’opportunité de revenir à son cœur de métier (la montagne, le ski et le développement de station) se présente en décembre 2025, sur un poste dont il rêve depuis la fin de ses études, il n’hésite pas une seconde à candidater, avec succès.
Le contexte de sa promotion : Benoît Amoros succède à Jordane Juscka qui a quitté son poste fin août. Sa prise de poste s’inscrit dans un contexte de réorganisation globale : intégration de l’office de tourisme dans la SEM, création de trois branches d’activité au sein de celle-ci, mutualisation des fonctions support et redéfinition des modes de travail.
Pourquoi c'est lui : Benoît Amoros apporte une expérience solide en domaine skiable et développement quatre saisons, une forte culture client/service héritée de Décathlon et un management de terrain, humain, basé sur l’écoute et le partage. Son profil de généraliste montagne (événementiel en station, marketing, domaine skiable, diversification été, gestion de projets) correspond à la vision de la SEM : penser la station en « logique destination », en synergie étroite entre domaine skiable, palais des sports, hôtellerie et office de tourisme. De son côté, il a été séduit par le fait que la station de ski Orcières Merlette 1850 soit en pleine transformation et que son organisation intégrée (domaines skiables / palais des sports / hôtellerie / office de tourisme, réunis au sein d’une même structure), fait à ses yeux pleinement sens par rapport à son parcours en domaine skiable, sa culture de la transversalité et sa vision globale de la destination.
Sa feuille de route :
elle s’inscrit dans un vaste cycle de transformation déjà enclenché depuis deux ans et appelé à se poursuivre au moins sur les cinq prochaines années. « La station d’Orcières vit une double mutation avec d’un côté, une réorganisation interne du fait de l’intégration de l’office de tourisme au sein de la SEM; de l’autre, une série de projets d’ampleur qui vont modifier en profondeur les infrastructures de la station » explique Benoît Amoros.
Une première tranche d’investissements a déjà été menée sur le domaine skiable, avec notamment le remplacement d’un télésiège et la refonte du front de neige. Cette zone stratégique, vitale pour le positionnement familial de la station, a été complètement repensée : les anciens téléskis ont été déposés au profit d’un tapis couvert, plus confortable et rassurant pour les débutants, particulièrement les enfants, et l’aire d’apprentissage a été élargie et aplanie pour faciliter la progression. « Ce choix n’est pas anodin, il traduit la volonté d’ancrer Orcières dans une logique famille / apprentissage, en capitalisant sur l’ensoleillement typique des Alpes du Sud qui rend les premières glisses plus agréables » reprend-il.
Dans le même temps, la station s’attaque à un équipement emblématique : le palais des sports, construit il y a une quarantaine d’années. « Les élus de l’époque ont vraiment été visionnaires tant cet outil reste aujourd’hui un atout majeur avec ses équipements : patinoire, piscine, bowling, spa, salles pour événements… Mais il a vieilli et doit être entièrement rénové. » souligne le directeur de l’office de tourisme. « Ce qui implique malheureusement une saison complète de fermeture avec la mise en place de solutions de substitution et une communication très fine pour faire accepter cette contrainte ». À terme, l’ambition est de disposer d’un palais des sports modernisé, capable non seulement de mieux servir la clientèle de loisirs, mais aussi d’accueillir des stages et des équipes sportives en altitude, ouvrant la voie à un véritable développement des ailes de saison.
À ces chantiers s’ajoutent la création d’un grand parking en centre station permettant d’étendre la piétonnisation du front de neige vers un espace semi couvert et de « sortir les voitures du paysage », la rénovation du chalet d’altitude pour en faire un lieu de restauration mais aussi d’évènements, le renforcement de l’offre touristique à la base de loisirs, et d’autres opérations structurantes qui, mises bout à bout, transforment le visage d’Orcières. Pour Benoît Amoros, l’enjeu n’est pas seulement technique mais aussi narratif. « Nous devons expliquer aux vacanciers comme aux habitants que ces travaux, parfois perçus comme gênants à court terme, sont indispensables pour renforcer l’attractivité future, améliorer l’expérience client et préparer l’adaptation de la station face aux évolutions du ski » ajoute-t-il « Il faut accompagner le changement avec un double mouvement : faire comprendre l’intérêt de chaque chantier et dessiner clairement l’« atterrissage » souhaité, c’est-à-dire la station dans cinq ans ».
Cette stratégie s’articule directement avec un deuxième axe majeur : la diversification quatre saisons. Fort de ses expériences à Valdrôme et à Montclar, Benoît Amoros sait combien le ski reste le poumon économique de la montagne tout en étant de plus en plus vulnérable. À Orcières, le contexte est propice à une montée en puissance de l’été et des intersaisons : altitude de 1 850 m pour le front de neige, ensoleillement des Alpes du Sud, lacs d’altitude, base de loisirs en fond de vallée gérée par la même structure, proximité du lac de Serre-Ponçon et du parc des Ecrins, possibilités de paddle, kayak, baignade. À cela s’ajoute une offre déjà riche en activités de montagne (randonnée, vélo, trail, ski de randonnée, ski de fond, ski alpin) que la station peut mieux articuler, en s’appuyant sur un palais des sports rénové pour attirer clubs et stages en altitude.
La mission du directeur de l’office de tourisme ne se limite pas aux infrastructures et à l’offre. La particularité d’Orcières est de compter une grande proportion de propriétaires privés, là où d’autres stations sont davantage structurées autour de résidences de tourisme et d’hôtellerie classique. « Nous considérons ces propriétaires comme une composante à part entière du système socio-professionnel : une personne à temps complet leur est dédiée au sein de l’office » fait-il remarquer et lui-même multiplie les visites, les rencontres, les discussions « sur le pas de la porte » pour retisser du lien et embarquer tout le monde dans le projet de station.
« Mon objectif est de fédérer l’ensemble des parties prenantes – domaine skiable, palais des sports, socioprofessionnels, propriétaires, institutionnels – autour d’une vision commune de la destination » résume-t-il.
Son N+1 : Nicolas Colombani, directeur général de la SEMILOM - Orcières Merlette 1850.
Sa bio express : 38 ans, une fille de 4 ans déjà skieuse depuis deux ans.
Ce que l'on dit de lui : Benoît Amoros est un manager de terrain, proche des équipes, à l’aise dans l’opérationnel comme dans la stratégie. Son style se caractérise par une forte écoute des équipes et des partenaires, son sens de la diplomatie, essentiel dans un poste très transversal, à la croisée des chemins entre domaine skiable, palais des sports, socio-professionnels, tour-opérateurs et institutionnels. Il est doté d’une réelle capacité d’explication et de pédagogie pour accompagner le changement (travaux, nouvelle charte graphique, nouveaux fonctionnements).
Ce qu'on ne sait pas de lui :
Benoît Amoros consacre l’essentiel de son temps libre à la montagne : ski de randonnée, ski alpin, ski de fond, luge, vélo, randonnée.
Plus jeune, il a beaucoup voyagé, et garde un goût prononcé pour la découverte, Son « mantra » avec sa femme : vivre là où les gens viennent en vacances, et partir en ville profiter de sorties culturelles, à Marseille ou Aix en Provence par exemple, ou il aime séjourner. Il apprécie aussi les activités nautiques, facilitées par la géographie des Hautes-Alpes : lac de Serre-Ponçon, base de loisir d’Orcières, plan d’eau du Champsaur ou il pratique paddle, natation en eau libre et baignade.